Patrimoine

Saint-Brice possède un riche patrimoine, historique, botanique ou religieux, que vous pourrez découvrir en suivant les sentiers de randonnées et autres circuits

Châteaux et manoirs

Le château de la Motte

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Le château de la Motte

Le château de la Motte est ainsi nommé en raison de la présence d’une motte féodale au bord de la rivière. On l’appelle également château de Saint-Brice.

Cet ensemble de bâtiment du 17ème siècle en granite était autrefois le siège de la seigneurie de Saint-Brice. Du bâtiment principal, il subsiste aujourd’hui l’entrée fortifiée, la petite chapelle et le grand logis. Les orangeries, les communs, la chapelle, la motte, derrière la ferme, témoignent de la grandeur passée de ce domaine. Il est classé Monument historique en 1975.

Propriété privée.

Le château du Rocher Portail

Édifié de 1603 à 1607, il présente un corps central flanqué de deux ailes en équerre

Château du Rocher Portail

Château du Rocher Portail

: l’aile gauche s’ouvre sur la cour par une élégante galerie Renaissance d’inspiration italienne, l’autre est percée d’un portail central. On accède à la cour en franchissant le pont enjambant les douves.

C’est l’un des trois châteaux que Gilles Ruellan fit bâtir. Incarnation du rêve de ce roturier devenu châtelain, le Rocher Portail passe pour l’un des plus beaux châteaux de Bretagne. Il est classé Monument historique en 1961.

Propriété privée.

Le château de la Villette

Château de la Villette

Château de la Villette

Le château de la Villette qui date du XIXe siècle fut édifié avec quelques remplois d’un édifice plus ancien détruit en 1789. Du XVIème au XVIIIe siècle, la Villette fut une petite Seigneurie qui appartenait à une famille du même nom. La chapelle attenante constitue elle-même un petit trésor de l’architecture du XVIe siècle.

Propriété privée.

 Le Manoir de la Branche

Le manoir de la Branche

Le manoir de la Branche

Le Manoir de la Branche fut édifié au XVIIe siècle. Au début de la Révolution, Anne-Louis de Pontavice, ancien capitaine au régiment d’Armagnac et aide de camp du marquis de la Rouërie y vécut. Le manoir présente sur la façade nord une tour d’escalier à vis très particulière car elle est ronde à la base et carrée sur le niveau supérieur.

Aujourd’hui, le manoir a été rénové afin d’y accueillir les visiteurs dans l’une des cinq vastes chambres raffinées et confortables.

 

 

Paysages et sites naturels

Le bois de la Motte

À la sortie de Saint Brice-en-Coglès et en bordure de la R.D. 155 qui relie Fougères à Saint-Malo, ce bois de 28 ha a été acquis par le Conseil général en 1990.

Ce massif d’un seul tenant est un ancien taillis sous futaie, riche en hêtres. Son sol profond et fertile, provenant de la décomposition du granite, est en effet propice au développement de cette essence. Traversé par de nombreuses allées forestières, le bois de la Motte est un espace naturel ouvert au public désireux de découvrir en toute quiétude la flore et la faune propres à ce type de milieu.

Les totems d’interprétation, récemment installés, attendent tous les curieux de la nature et du patrimoine. A deux pas, le bois de la Croix Madame propose une balade familiale autour de l’étang.

À proximité, deux superbes châteaux du XVIIe siècle : le château de la Motte et le Rocher-Portail.

L’Arboretum

A découvrir sur la page dédiée ici !

 

 

Le patrimoine public

L’ancien Hôtel-de-ville : ce grand bâtiment situé en face de l’entrée de l’église paroissiale abrita la mairie et des halles au rez-de-chaussée. La mairie porte sur son fronton les armoiries de la commune, qui sont inspirées des armes de la famille de Saint-Brice-en-Coglès, connues d’après un sceau de 1248, année où Payen de Saint-Brice part en croisade avec Saint Louis.Jusqu’au début du 20e siècle, le rez-de-chaussée de la mairie, dont les grilles s’ouvrent alors pour les marchés, sert de halles. Ces halles avaient été construites vers 1860.

L’école libre avait été fondée en 1871 et une école privée de filles existait dès 1837. Une ancienne école de filles se trouve au 32 de la rue Verdun. Ce bâtiment fut construit au début du 20e siècle, vers 1905-1907. Il y avait également une école de garçons, celle-ci avait été construite avant celle des filles, dans la seconde moitié du 19e siècle. On trouve également un collège datant de la première moitié du 20e siècle.

L’hôpital, créé par un arrêté du 22 novembre 1904 et achevé en 1907 a depuis été considérablement agrandi, à plusieurs reprises au cours du 20e siècle. L’originalité du pavillon central réside essentiellement dans la forme du toit et le décor en mosaïque avec l’inscription Saint-Brice-en-Coglès, hospice et le sigle RF. L’hôpital possède également une chapelle. Celle-ci est ornée d’une cloche en bronze datée 1510. Elle porte l’inscription BEN GHEGOTEN INT IAER. MCCCCCX. Les lettres BEN sont les premières du mot latin qui signifie bénite. Ghegoten est un nom propre, peut-être celui du donateur ou de celui qui a béni la cloche.

La commune possédait également une gare ferroviaire qui n’existe plus aujourd’hui. Le 24 janvier 1872 est autorisée l’exploitation du chemin de fer de Fougères à Saint-Brice-en-Coglès. Pour la partie de la ligne allant de Saint-Brice-en-Coglès à Pontorson et Moidrey, l’autorisation est donnée le 7 octobre de la même année. Le château d’eau situé boulevard Leclerc est le dernier vestige de la présence du chemin de fer à Saint-Brice-en-Coglès. Celui-ci ravitaillait les locomotives à vapeur. L’eau qui l’alimentait était pompée dans la rivière de la Loisance au lieu-dit le Pont, à plus d’un kilomètre de distance. De la station de pompage, elle était envoyée jusqu’à la gare par une canalisation souterraine qui passait sous le bourg.

 

Le patrimoine religieux

L’église Saint-Brice

L’église Saint-Brice est une église de style néogothique. Dédiée à saint Brice, évêque, l’église actuelle de Saint-Brice-en-Coglès est la troisième construite en ce lieu. En effet, l’église primitive fut en grande partie reconstruite à la fin du 18e siècle, comme l’indique l’inscription gravée sur le linteau de la grande porte occidentale : STRUCTA SUM ANNO 1776. La tour du clocher, construite en 1776 est reconstruite en 1820.

Détruit en 1855, l’édifice est réédifié sous la direction de l’architecte Pierre Jourdin en 1858. La nouvelle église rejoignait l’ancienne tour de 1820. En juin 1862, un nouveau maître autel en bois fut installé, œuvre de M. Hérault de Rennes, il était décoré de dessins dorés et polychromés. En 1867, furent posés les deux autels latéraux, sortis également des ateliers Hérault et décorés par M. Lemoine. Les stalles et les boiseries du chœur, de style néo-gothique, furent réalisées en 1878-1879 par M. Hérault fils. Les statues du maître-autel et des autels latéraux sont des œuvres en terre cuite de la deuxième moitié du 19e siècle.

La paroisse de Saint-Brice possède également un calice et une patène en argent de la deuxième moitié du 17e siècle.

Au bas de la nef, se trouve une grande plaque de marbre noir sur laquelle est gravée en lettres d’or la liste des 63 victimes de la guerre 1914-1918. Tout à côté, il y a la liste des 15 soldats morts pendant la Seconde guerre mondiale de 1939-1945 et des 4 briçois morts en Indochine et en Algérie.

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L’église de Saint-Brice

 

Les chapelles privées

Les chapelles privées sont aujourd’hui au nombre de trois. Elles dépendent toute d’un château. Ainsi, on trouve la chapelle Sainte-Catherine de la Motte, la chapelle du Rocher Portail et la chapelle de la Villette, elles datent du 16e siècle et du 17e siècle. La chapelle du manoir de Frontigné a aujourd’hui disparu.

Les croix de chemin

Les croix de chemin sont dispersées sur le territoire de la commune. Il y en a vingt, dix-neuf sont en granite et une seulement en bois. Elles furent érigées en majorité au 19e siècle, certaines remplacent sûrement des croix plus anciennes. La Croix Madame est sans doute la plus connue, elle est datée 1677.

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La Croix-Madame

Le cimetière et le monument aux morts

Le cimetière et le monument aux morts s’ajoutent au patrimoine religieux de la commune. Dans le cimetière, la croix de la tombe du capitaine Prioux est sculptée par Yves Hernot, célèbre sculpteur de Lannion, mort en 1929, qui a fait de nombreux calvaires. Cette partie du cimetière contient beaucoup de tombeaux anciens qui témoignent du savoir-faire des tailleurs de pierre de la région. Au pied du grand calvaire du cimetière au fût monolithique est inhumé le chanoine Lebreton (mort en 1870), c’est à lui que l’on doit la reconstruction de l’église en 1855. Le cimetière qui se trouvait autrefois autour de l’église fut déplacé à la fin du 19e siècle. Le monument aux morts fut érigé vers 1920-1923.

Il y a également sur le territoire de la commune, dans les terres de la Motte, une grotte de Lourdes datant de 1879.

Les moulins

Il existait de nombreux moulins sur la commune de Saint-Brice-en-Coglès. Ainsi, le premier cadastre de la commune, réalisé en 1833, en témoigne parfaitement puisque plusieurs moulins y sont figurés. Il existait vraisemblablement 5 moulins à eau sur le territoire de la commune construits sur ses rives : moulin du Champ Pinel, le moulin à Tan, le moulin de la Motte, le moulin de la Villette et le moulin de la Galesnais. Le moulin de la Galesnais était d’ailleurs un moulin à papier. Aujourd’hui, ces moulins ne sont plus en activité et certains menacent de tomber en ruines comme celui de la Galesnais ou sont à l’abandon, ou encore transformés en maisons d’habitation comme à la Villette. Les moulins encore existants aujourd’hui furent construits pour la plupart d’entre eux au 19e siècle.

Moulin Champinel

Le Moulin du Champinel