Le temps du granit et de la vapeur

Au XIXe siècle, Saint-Brice connaît deux évolutions majeures : l'extraction du granit et l'apparition du chemin de fer.

Une population en constante évolution

Pendant tout le 19e siècle, le bourg grandit aux dépens de la campagne ; de 300 habitants en 1770, il passe à 700 habitants en 1860 et 1052 en 1911. Parallèlement à cette évolution démographique, la commune devient un petit centre artisanal et commercial.

Pendant la Restauration (1815-1830), le maire de Saint-Brice, Louis Humbert de Sesmaisons, siège à la Chambre des pairs, récompensant ainsi l’accroissement de la notoriété de Saint-Brice.

Un centre commercial d’importance cantonale

Un marché hebdomadaire se développe ainsi que quatre foires annuelles, le commerce étant alimenté par les productions locales : œufs, beurre, lard salé, cheptel bovin et ovin. L’artisanat est spécialisé dans le travail du bois : saboteries, bûcherons et scieurs de long.

De plus, les nombreux ruisseaux et les rivières de la commune permettent l’installation de tanneries (celle de Pont Farcy sur le ruisseau de Bouillon, ou celle de la Planche Thomas) et de moulins (moulin du Champ Pinel, le moulin à Tan, le moulin de la Motte et le moulin de la Galesnais) qui donnèrent à la région de Fougères un caractère industriel dans les activités du papier, de la tannerie…

Il y avait également de vastes forêts dont il ne reste aujourd’hui plus que des bois privés faisant partie de grandes propriétés : la Motte, le Rocher Portail… Cependant, les lieux dits de la commune conservent le souvenir de ces forêts : la Forêt, la Ville du Bois, la Hutte, la Forêt Neuve, le Bois d’Orange…

Une richesse naturelle : le granit

Le sous-sol briçois est granitique. Vers 1850 commence l’exploitation du granit à la carrière de la Haussandière. Cette richesse naturelle explique qu’une grande majorité des bâtiments de la commune témoignent d’un appareillage de cette nature, hormis quelques bâtiments en schiste et quelques dépendances construites en pans de bois.

L’aventure du chemin de fer

Le 24 janvier 1872, est inauguré le chemin de fer entre Fougères et Saint-Brice-en-Coglès, et le 11 octobre suivant, celui entre Saint-Brice et le Mont-Saint-Michel. La gare devient alors un centre de grande activité avec l’expédition de granits, du bétail et des autres productions de la région, ainsi que pour le trafic de voyageurs. Les industries comme la laiterie, l’abattoir industriel et les chantiers de granit se sont développées à partir de petites entreprises locales.

Le bourg grandit, aux dépens de la campagne, et se transforme : constructions de maisons en pierres, de la Mairie, des écoles, d’un hospice…